Interview

Interview de Florian, pompier de Paris

Interview de Florian, pompier de Paris

Découvrez vite l’Interview de Florian, pompier de Paris a à vous racontez. Il donne des informations intéressantes sur le métier et de bon conseil pour ceux qui veulent devenir pompier de Paris.

 

Retranscription texte de l’Interview de Florian, pompier de Paris 

Aurélien: Salut à tous et bienvenue dans cette nouvelle vidéo. Aujourd’hui je vous retrouve pour une interview et j’ai le plaisir d’accueillir Florian.

Florian: Bonjour!

Aurélien: Florian je te laisse te présenter.

Florian: Je m’appelle Florian, je viens de Champagne-ardennes, j’ai 25ans et je suis à la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris depuis 4ans et demie.

Aurélien: ok, alors on va commencer par le début. Ca t’es venu depuis tout petit les pompiers?

Florian: Comme beaucoup de pompier ça m’est venu très jeune. En plus je vivais dans une caserne car mon père était pompier professionnel. Du coup j’ai baigné un peu dedans! 😀

Et forcément ça m’a ouvert l’esprit vers les pompiers.

Après j’ai commencé à faire les jeunes sapeurs-pompiers (JSP). Puis j’ai passé le stade de pompier volontaire. J’ai fini mes études, j’ai fais un BTS électrotechnique, donc aucun rapport avec les pompiers. Et j’ai passé les tests à Nancy, pour devenir pompier à Paris.

Aurélien: D’accord, alors justement parle nous des tests, comment toi tu t’es préparé, quels étaient les barèmes?

Florian: Au début, il faut monter un dossier et prendre un premier rendez-vous au CIRFA (Centre d’Information et de Recrutement des Forces Armées). L’orienteur va nous parler, nous demander nos envies et nos motivations et il va s’assurer que l’on a bien compris ce que représentait le métier.

Un fois cela il nous envoi faire des tests , pour nous le grand Est c’est Nancy. On passe trois jours là-bas, où l’on passe une multitude de tests. Il n’y a pas de tests définis pour la Brigade, c’est des tests généraux pour l’armée.

En fonction de ce que l’on souhaiterai faire, ils nous orientent dans nos choix ou non selon nos résultats. Moi en l’occurrence c’était les pompiers de Paris, au final j’ai réussi les tests donc ils m’ont orienté dans mon choix principal.

Principalement les tests qu’il y a c’est:

– des tests psychotechniques

– Anglais

– Mathématiques

– Français

– Tests sportifs avec un parcours de coordination, des tractions et le Luc léger.

 

Aurélien: Au niveau des tractions, tu as eu un barème? Est-ce qu’on t’a dit:  » voilà, toi tu veux être pompiers de Paris, il faut en faire tant?  »

Florian: Alors, ils nous orientent pas du tout. Ils vont toujours nous demander de faire notre maximum et après ça varie en fonction de ce que demande la Brigade. Quand ils ont besoin de beaucoup de personnel, les barèmes vont descendre un peu. La actuellement ils recrutent 1 personne pour 15 candidats, donc les barèmes sont plus hauts. Je pense que pour rentrer au jour d’aujourd’hui il faut faire palier 12 et 15 tractions au minimum.

Aurélien: Oui, c’est ce qui est conseillé. Moi je conseille toujours le 20.

Florian: Oui 20 c’est parfait.

Aurélien: C’est le top pour avoir un bon dossier.

Florian: Tout à fait.

Aurélien: Ok, toi ça fait combien de temps que tu es pompiers de Paris.

Florian: Ca fait 4ans et demi maintenant que je suis pompier à Paris.

Aurélien: Quand tu es rentré à Villeneuve (Fort de Villeneuve Saint-George – école pompiers de Paris) ça c’est bien passé?

Florian: Je suis rentré à Villeneuve, j’ai fais la formule 2-2-2, maintenant c’est 4 mois. C’est 2 mois en gros de formation secours à personne, 2 mois de ventilation dans les casernes et après 2 mois uniquement d’incendie. À partir de là, une fois qu’on a terminé, on nous remet notre écusson et notre casque. Ensuite on est ventilé dans les casernes et les compagnies.

Aurélien: Toi tu t’étais bien préparé, ça a était?

Florian: Pour moi rentrer à Villeneuve?

Aurélien: Oui.

Florian: Forcément ça fait quelque chose, quand on rentre il y a la voûte, la rigueur, la discipline. Ca impose tout de suite un rythme qui n’est pas forcément celui qu’on a l’habitude d’avoir.

Interview de Florian, pompier de Paris

Photo de l’article de l’interview de Florian, pompier de Paris

On s’y fait assez vite, après on rentre quand même les week-ends donc ça fait du bien. Même si on a des week-ends de bloqués, tous les mois on a un week-end de bloqué et si on a des mauvais résultats. Faut voir que c’est l’armée et qu’on rentre dans la vie professionnelle.

Aurélien: Oui, pour moi avec Marseille c’est les deux unités militaires d’élite.

Florian: C’est deux unités militaires parmi les pompiers, avec la sécurité civile, qui sont purement disciplinaire. Mais il faut de toute façon.

Aurélien: Mais au niveau sport, parce qu’il y a beaucoup de gens qui pensent que c’est très dur, d’après toi c’est pas impossible?

Florian: Ah non, concrètement c’est pas impossible. Après moi j’ai pas un niveau exceptionnel. Je me suis un peu préparé en course à pieds, en natation et en poids de corps. C’est principalement ça. Et puis ça passe, une fois qu’on a passé les tests au CSO il n’y a plus de raison d’échouer. Après il faut tenir, il y a un esprit de cohésion qui va se faire à Villeneuve. Il y a toujours quelqu’un de plus faible que nous et toujours quelqu’un de plus fort. L’objectif est de suivre celui qui est plus haut que nous et de s’accrocher.

Aurélien: Après tu es parti en compagnie, ça c’est bien passé aussi?

Florian: Il y un temps d’adaptation, on est quand même bien intégré. Il faut faire attention au respect des gradés, ça reste un milieu professionnel. Il faut faire son travail correctement, toujours se mettre dedans, réviser car c’est un métier où on a pas le droit à l’erreur. On a pas le droit au doute, il faut travailler pour toujours être au meilleur de nous même (en intervention, en manœuvre et en sport).

Aurélien: Surtout avec le rythme de travail.

Florian: Oui, qui est quand même accessible, ce n’est plus comme avant.

Aurélien: C’est le nombre d’intervention qui fait que c’est physique.

Florian: Oui, c’est sur que le nombre d’intervention à évolué depuis pas mal d’années. Maintenant des interventions il y en a de plus en plus chaque années et c’est vrai que ça impose un rythme plus élevé que celui d’avant.

Aurélien: Et toi tu veux faire carrière au jour d’aujourd’hui?

Florian: Oui pourquoi pas, après il y a beaucoup de facteurs qui font qu’aujourd’hui je sais pas si je vais continuer à faire carrière, ou si j’arrêterai après ma pension militaire, ou si dans 5ans j’arrête et je fais une reconversion.

Aurélien: Est-ce que les passerelles sont toujours possibles pour sortir pompier professionnel?

Florian: Il y a toujours des passerelles qui existe, maintenant il faut savoir que ce n’est pas parce qu’on a signé une convention ou qu’on la signe après être rentré à la Brigade que le SDIS à l’obligation de te recruter en tant que pompier professionnel.

Aurélien: Oui, seulement s’il y a de la place?

Florian: Il y aura un détachement de 1an où l’on sera toujours payé par la Brigade. Au bout d’un an, si le SDIS le veut, qu’il y a des places et qu’il peuvent financièrement on peut devenir pompier professionnel sans passer le concours.

Aurélien: D’accord, ok! Ouais c’est le petit avantage.

Florian: Oui l’avantage c’est de ne pas repasser un concours pour faire le même métier.

Aurélien: Est-ce que tu aurai un conseil aux jeunes qui vont nous regarder, sur la préparation pour ceux qui hésitent ou qui trouvent ça dur et qui veulent vraiment rentrer aux pompiers de Paris?

Florian: S’ils sont motivés, qu’ils veulent vraiment rentrer aux pompiers de Paris, sachez que c’est une très bonne expérience. Une bonne école, que personne ne regrette d’être passé à la Brigade. Et je vais leur dire de s’accrocher, il faut absolument qu’ils s’entraînent. Un peu tous les jours pas forcément beaucoup pendant une semaine et ne plus rien faire pendant deux semaines.

Aurélien: Il faut être régulier.

Florian: Il faut être régulier, et c’est comme cela qu’on progresse.

Aurélien: Garder bien son objectif en tête et ça passe.

Florian: Exactement! Et il ne faut pas douter de soi même, même si parfois c’est difficile. Il ne faut pas douter de soi même, tout est possible.

Aurélien: Écoute Florian je te remercie bien d’avoir donné de ton temps libre pour cette interview.

Florian: Pas de soucis! 🙂

Aurélien: Et puis moi je vous dit à très bientôt sur touspompiers.fr. Salut!

Florian: Au revoir!

Dites-moi dans les commentaires si vous-avez aimé cette interview et partagez la si vous connaissez des futurs pompiers de Paris!

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6 Comments

  • Cool la vidéo !
    Mais mise à part le sport est il possible d’avoir plus de renseignement par rapport aux tests psychotechniques, ainsi que les maths, le français …
    Merci

  • Bonjour Hamlet,
    Pour te répondre les tests psycotechniques ce sont des tests de logiques chronométré, ca reste basique… le français c’est des questions du type retrouvé l’antonyme le sysnonyme ou la faute d’orthographe… L’anglais un peu plus pousser mais ca ne compte pas beaucoup pour la brigade… même si plus tard dans l’avancement on te demandera de pratiquer un peu plus. Les maths c’est du calcul mentale basique.

  • Merci Florian pour ton commentaire de qualité, c’est exactement ça.

    Il faut vraiment être une bille pour ne pas réussir. Par exemple, en français tu vas avoir 1h pour répondre à 150 questions. C’est le même principe pour le reste.

    • Oui il y a de la natation mais en formation. Pour les tests tu aura les tractions, le luc léger et le parcours d’agilité. N’hésite pas à aller voir mon article « les tests sportives des pompiers militaires ».

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